"TU PARLES TRÈS BIEN FRANÇAIS !"
Hier soir, les Français étaient les stars : il s'agissait d'une fête dédiée aux "French-speakers" de mon département à Waseda (SILS - School of International and Liberal Studies). Un trentaine de personnes se sont jointes à l'évènement, dont 6 Français et Monsieur Detey, professeur de Français et d'Introduction à la Francophonie (entre autres) ici-bas. Organisée par le SFN (SILS French-speaking Network), cette soirée avait pour but de présenter des Français aux Japonais de Waseda désireux de les rencontrer.
Les organisateurs ont choisi un lieu fort sympathique : un Izakaya (endroit où l'on peut manger et boire à volonté pour 25€) près de Takadanobaba, spécialisé dans la cuisine d'Okinawa, une île tropicale assez loin au sud de l'archipel. Le décor était vraiment chouette, avec des peintures colorées sur les murs, des tables basses en bois avec des coussins rouges, des lanternes (bleue-blanc-rouge, coïncidence ?)...
L'un des nombreux plats délicieux. Il s'agit d'un "raisin de mer", avec des "bubulles qui font une sensation bizarre en bouche". Cette salade était magique.
Vu le nombre limité que nous étions, on a décidé de nous caser à maximum deux Français par table, pour faire mieux connaissance. J'étais assez impressionnée de voir à quel point les étudiants étaient intéressés par la langue et/ou la culture française. Le niveau de langue de certains m'a également bluffée ! C'est vraiment surprenant de voir un Japonais s'exprimer et parler comme un étudiant Français (et ça fait d'ailleurs culpabiliser sur son propre niveau de japonais - hum). Ce qui est déroutant aussi, c'est l'attention qu'on nous porte parce qu'on est Français. J'étais consciente que la langue française avait un certain pouvoir d'attraction, mais je n'en saisissais pas l'ampleur avant de me rendre à Tokyo. "C'est joli, c'est comme de la musique" m'a dit Amber, une adorable Taïwanaise de mon cours de Francophonie. [Et quand Marie et moi on parle comme des racailles dans la rue, "Meuf, t'as vu ?", "Ouaich ziva, mais c'est sa mère la **** !", "Mais abusé comment ça fait trop ièch" , c'est joli aussi ? ^^"]. Bien entendu, il doit y avoir beaucoup de choses derrière la langue elle-même qui attirent les étrangers... mais je n'ai pas encore bien saisi ce que c'était, et j'espère le comprendre cette année, avec l'aide entre autres de mon cours de Francophonie.
Bref, cette soirée fut une expérience très agréable. Rencontres et alcools étranges étaient au programme (mais c'est quoi ce "saké de prunes pour les femmes ?"). Merci à Risa Taniwaki pour cette photo :
Pour situer les protagonistes déjà évoqués dans ce blog : à ma droite Marie ; et à ma gauche dans l'ordre : Amber, monsieur Detey, Morgane.
Puisque le sujet de l'article est la langue française, j'en profite pour dire que je suis fière d'avoir trouvé deux élèves pour des cours particuliers de Français. J'ai déjà donné un cours d'une heure, qui s'est très bien passé. Aaah, enseigner le français à des étrangers est quelque chose qui m'a toujours attirée... même si ça demande pas mal de travail, et un recul sur sa propre langue que je n'ai toujours pas pour l'instant. Mais ça n'en est que plus enrichissant !
Bon, il faut que je pense à améliorer mon japonais aussi. Mais ça y est, maintenant je sais dire "j'aime le riz au curry parce que ma mère est douée en cuisine indienne", donc voilà, la base quoi.
Sinon, j'ai reçu du courrier récemment ! J'en remercie grandement les expéditeurs, parce que ça fait vraiment vraiment plaisir de recevoir autre chose que du courrier de ma banque :) N'hésitez pas à m'écrire si vous avez un peu de temps, je réponds toujours ! Et maintenant que j'ai des stickers de malade, je peux vous faire des lettres canons !