ASAKUSA, TEMPLE DE LA CONSOMMATION
Deux associations étudiantes s'occupent des nouveaux venus étrangers à Waseda. Hier, ils ont choisi d'organiser un "Tokyo tour", avec différents groupes visitant certains coins connus de la ville. J'ai choisi de prendre l'excursion "Ueno-Asakusa", l'un des derniers lieux phares qu'il me restait à visiter.
Et nous voilà en mode colonie de vacances, tous groupés dans le train et dans la rue, encadrés par les étudiants japonais, qui viennent de temps en temps se présenter à la coutume japonaise. Je rencontre encore d'autres Français, nous échangeons nos impressions sur cette nouvelle vie japonaise. Lorsque nous arrivons à l'entrée du parc Ueno, l'heure est venue d'aller manger. Nous sommes séparés par groupes, adios les Français, me voici avec un gang de trois Finlandaises et de trois Californiens aux yeux bridés.
Le repas fini, nous sommes conduits dans un immense marché en ébullition... Je n'en revenais pas : des Adidas toutes neuves qui côtoient des pieuvres séchées et des parfums de luxe, des machines à jeux, des bijoux bling-bling, des épices étranges, un stand Kebab...
L'ambiance était bruyante au possible, les marchands n'hésitant pas à s'époumoner et à taper des mains pour vanter les mérites de leurs produits. Les galeries se croisent et s'entrecroisent... cet endroit est immense, c'est fou !
Du coup, la visite prolongée de ce marché ne nous a pas laissé le temps de visiter le célèbre parc Ueno. Tant pis, ce sera pour une autre fois ! Nous rejoignons les autres groupes afin d'aller ensemble à Asakusa, quartier connu pour son immense temple et sa rue commerçante qui y conduit.
Ici, les boutiques touristiques pullulent : éventails (j'en ai acheté un magnifique !), poupées kokeshi, yukatas, cartes postales, gadgets de téléphone portable... sur au moins 100 mètres s'alignent ainsi des boutiques en tout genre. Le mélange spiritualité/tourisme ne pose aucun problème.
Au bout de cette rue animée : le temple d'Asakusa, imposant. avec son architecture et sa couleur rouge. La foule se presse à l'intérieur, je suis le mouvement. Un Californien m'explique le principe de la prière ici : on lance la pièce de 5 yens, on frappe deux fois dans ses mains, on joint les mains en prière, on s'incline. Marie me l'avait déjà évoqué à Meiji-Jingu. (désolée, vous n'aurez pas d'aperçu de l'intérieur du temple à cause de la mort subite de la batterie de mon appareil photo)
Cet endroit m'a laissé une impression étrange... il s'agissait d'un temple, endroit normalement entouré de spiritualité et de calme, mais ici il y avait tellement de commerces ambulants, de monde, de bruits que je me suis demandée comment cet endroit pouvait encore être un lieu de culte... Les Japonais ne semblent pourtant pas dérangés le moins du monde, chacun y venant adresser sa prière après un petit tour par les boutiques.
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Le soir venu, une des associations étudiantes nous emmène dans un izakaya, c'est-à-dire un endroit où, pour 25€ l'entrée, on peut manger et boire à volonté, le tout assis en tailleur sur des coussins rouges, avec des tables ultra-basses (ça demande d'ailleurs pas mal de contorsions au début). Chic, je suis à côté d'une Américaine végétarienne ! Elle connaît le même désarroi que moi face à ces innombrables brochettes de boeuf, ces tranches de viande éparpillées dans la salade, et ces crevettes nageant dans les nouilles. Arrive un plat de frites-ketchup. C'est parfait pour nous. Ah, il faut manger ça avec les baguettes aussi. Ok, c'est parti ! Au niveau des boissons, la bière locale Asahi trônait en maître sur les tables, entourée de liquides alcoolisés colorés, dont mon préféré le "midori" ( = "vert" en japonais, on l'appelait comme ça parce que personne, même les Japonais, ne savaient réellement ce qu'il y avait à l'intérieur). La soirée a commencé à 18h, ce qui fait que vers 20h, les trois-quart de la salle étaient déjà à la ramasse. Ils sont fous ces Japonais.